Féminisme, et venue d’Elisabeth Badinter : cinq ans après #MeToo, il reste à faire

« Elisabeth Badinter est une femme brillante et engagée, qui a permis à beaucoup de femmes de mieux interroger la maternité, mais qui, depuis 30 ans, s’est souvent égarée. Des 1994, alors que l’Amérique se passionne pour le témoignage de harcèlement sexuel révélé par Anita Hill, elle prend la parole dans les médias et alerte : « La chasse aux sorcières a laissé place à la chasse aux sorciers. Par quel dévoiement du féminisme en est-on arrivé là ? ».

Puis elle prend position contre la parité en politique, parle d’une “erreur historique”, d’une “loi dangereuse”. En 2003 elle dénonce déjà ce qui serait les excès de « nouvelles » féministes dans le livre “Fausse Route”…

A chaque fois, elle pointe la responsabilité des jeunes féministes dans une guerre des sexes qui nous mènerait au chaos et lui préfère le statu quo.

Avec constance, elle ignore la soif de justice des femmes, et face aux violences, leurs indignations.

Les biais implicites à l’œuvre

En France, les femmes restent minoritaires dans les corps les plus élevés de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Lors des jurys de sélection, quels sont les biais implicites et stéréotypes de genre qui se mettent en place lors du choix entre un candidat et une candidate ?

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